100 % open source, au-dessus de cette ligne
Vous feriez confiance à une machine dont vous ne contrôlez pas le démarrage ?
On colle « 100 % open source » sur une infra comme un sticker sur un capot, et personne ne soulève le capot. Faisons-le. Lançons un strace sur la promesse et descendons, couche par couche, d’une VM jusqu’au silicium, en notant à chaque étage si le code est vraiment ouvert : vert, orange, rouge.
L’hyperviseur et la toolstack (Xen, XCP-ng) ? Vert : lisible, auditable, tout va bien.
L’UEFI, le bootloader, le BMC ? Orange : coreboot et OpenBMC existent… que quasiment personne ne fait tourner.
Et puis on descend encore, et là on rencontre l’Intel ME et l’AMD PSP.
Surprise : il y a un CPU dans votre CPU, il ne vous demande pas votre avis, et il a plus de droits que votre hyperviseur. Fermé, non auditable, impossible à retirer. Rouge vif, le genre de rouge qui mine notre espoir.
Bonne nouvelle pour finir : le bas de la pile s’ouvre enfin, avec RISC-V et OpenSBI, un terrain sur lequel je bricole concrètement en amont. L’open source est une direction, pas une case à cocher.
